LinkedIn 2025 : les nouvelles règles du jeu pour ce second semestre

12 points décryptés.

L’année 2025 marque un tournant majeur dans le fonctionnement de l’algorithme LinkedIn.

Retour sur le rapport Algorithm InSights 2025 de Richard van der Blom, référence incontournable dans l’analyse du fonctionnement de LinkedIn : 6 mois de recherches, 1,8 millions de posts analysés.

Ce qui veut dire que la nouveauté… est déjà là.

Gros spoiler (ou pas) : la plateforme privilégie la qualité sur la quantité, l’authenticité sur l’artifice.

(Non, sans rire. Ce n’est pas ce que je vous répète inlassablement partout, dans tous mes posts/articles/newsletters ? 😵).

La nouvelle manière de « consommer » les posts sur LinkedIn

1. L’ère du « Dwell Time »

Pendant longtemps, la stratégie était simple : créer du contenu long pour retenir ton lecteur/prospect le plus longtemps possible sur ta publication.

Un carrousel de 200 slides ? Même pas peur.

Aujourd’hui, l’algorithme ne se contente plus de mesurer le temps passé, il analyse le « taux de consommation » : le pourcentage de contenu réellement lu par rapport à la longueur totale du post.

En gros, tu gagnes des points si ton lecteur parcourt ton carrousel jusqu’au bout.

Il s’arrête en plein milieu ? C’est retour à la case départ.

2. Les nouveaux formats gagnants pour 2025

Face à cette évolution, cinq formats se distinguent particulièrement :

  1. De courtes vidéos percutantes (moins de 2 minutes) qui captent l’attention et conservent ton lecteur attentif. Même si j’ai lu que la portée a diminué de 300%…
  2. Les carrousels concis : une dizaine de slides avec 2 phrases courtes max, avec des conseils applicables tout de suite.
  3. Tes textes doivent être structurés :
    • des paragraphes courts
    • des listes à puces
    • des émojis (on y reviendra)
    • une image (sinon, ton prospect ne verra même pas ton post dans son fil)
  4. Les sondages restent efficaces : rapides et ludiques, ils sont engageants en commentaire.
    • Durée optimale : 7 jours
    • Nombre d’options : 3 maximum pour éviter l’indécision
    • Texte d’accompagnement : 20 phrases ou plus pour maximiser l’engagement
    • Suivi : partager les résultats dans un nouveau post une semaine après
  5. Les guides pratiques étape par étape (j’y reviens plus tard).

Les bonnes pratiques techniques décryptées

3. L’art du texte seul sur LinkedIn

Malgré ses statistiques en baisse (4% d’engagement seulement et -40% en un an), le format texte reste viable s’il respecte certaines règles :

  • Longueur idéale : 1000 à 1300 caractères (environ 200 mots)
  • Structure aérée : 14 paragraphes courts augmentent la portée de 85%
  • Phrases courtes : 10 à 15 mots maximum pour la lecture mobile (72% des utilisateurs)
  • Accroche forte : vous avez 1,2 seconde pour capter l’attention
  • Call-to-action : une question en fin de post pour lancer la discussion

4. Le retour surprise des hashtags

Contrairement aux idées reçues, les hashtags retrouvent de leur utilité en 2025.

Ils ne servent plus à booster ton post, mais plutôt à le catégoriser.

5 règles pour les utiliser avec efficacité :

  • Nombre optimal : 3 à 5 hashtags par post. En dessous, ça n’a aucun intérêt. Au-dessus, c’est du spam.
  • Placement : toujours en fin de publication. Nouveauté : ajoute une majuscule à chaque mot pour faciliter la lisibilité (je croyais que seules les IA le faisait 🤔).
  • Stratégie mixte : mélanger hashtags populaires (>100k abonnés) et hashtags de niche pour espérer toucher une large audience et une communauté plus pointue.
  • Impact sur la découverte : +15% sur mobile et +25% sur desktop pour les hashtags suivis
  • Mon astuce : les hashtags personnalisés. Visiblement, ça marche toujours ce truc ! 😉 Tu inventes ton propre hashtag que tu mets toujours à la fin de tes post. Ça permet d’écrire « tu cherches d’autres astuces ? Suis #Coralie🌳, l’arbre, c’est pour être écoresponsable ». Ça surprend à chaque fois dans les réseautages ! ET vous savez comme moi que ce qui surprend se mémorise mieux !

5. Les émojis : un boost à utiliser avec parcimonie

Les émojis bien utilisés améliorent les performances de 2,1 fois, à condition de respecter certaines limites :

  • Maximum 10 émojis par post et 4 maximum sur la même ligne 👀👀👀👀👀👀👀👀👀👀
  • Usage structurant : pour créer des listes à puces et rythmer le contenu
    ✅ Avec un check pour toutes les bonnes astuces
    ❌ Ou la vilaine croix rouge pour les don’ts
    ☑️ J’aime bien celle-ci, ça change, surtout si tu as plusieurs séries de bullets points.
    🫴 plutôt que 👉trop directif, mais ça, c’est juste mon ressenti.
  • Attention à l’accessibilité : éviter les émojis en début de phrase (-> problème avec les lecteurs d’écran)

La stratégie d’engagement repensée

6. La diffusion de tes posts, ou l’effet « ronds dans l’eau »

LinkedIn ne diffuse pas tes posts à tout ton réseau simultanément. Le processus suit une logique de cercles concentriques :

  1. Premier cercle : 10% de tes connexions directes
  2. Expansion progressive : si l’engagement est positif, diffusion aux cercles suivants
  3. Évaluation continue : l’algorithme surveille la qualité des interactions à chaque vague

Du coup, ne sois pas étonné si tu as un commentaire sur l’un de tes anciens posts ! Plus l’engagement est authentique, plus il y a d’interactions, de discussions et de temps passés sur ton post, plus il gagne en diffusion. Il continue à vivre sa vie grâce à l’algorithme !

7. Les nouvelles règles temporelles

Contrairement aux anciennes pratiques, LinkedIn valorise désormais :

  • Les commentaires tardifs : ceux postés après 90 minutes génèrent 1,8 fois plus de portée
  • La durée de vie prolongée : les posts durent maintenant 5 jours contre 3 en 2024
  • L’engagement des connexions éloignées : les commentaires de 2e niveau ont 2,6 fois plus d’impact

Ouf, ce n’est plus la peine d’être scotché sur LinkedIn dans la première heure !

Quoique, après un certain temps, ton lecteur ne se souvient plus avoir posté son commentaire.

La solution ? Passer au message privé (DM dans son abréviation) ? À toi de tester !

8. Les pratiques d’auto-promotion autorisées

Oui, alors avec ça, j’en suis restée comme deux ronds de flan 👀 :

  • Auto-liker son post dans la première heure (+7,8% de portée)
  • Repartager son propre contenu dans les 4 premières heures (+40% de croissance)
  • Par contre, LinkedIn reconnait les administrateurs de comptes. Du coup, utiliser ta page entreprise pour liker un post de ta page perso est détecté par l’algorithme. Ce n’est pas pénalisé, mais ça ne sert à rien. 🙇‍♀️

Ce qu’il faut éviter absolument

9. Les pièges de l’engagement artificiel

On en voit tout le temps « commentez X si vous aimez », « Y pour recevoir la check list »…

Si c’est intéressant, ton prospect va rester sur ton post plus longtemps et commentera naturellement.

Comment faire, alors ? Ajouter un lien externe vers ta proposition gratuite ?

😑 mauvaise idée : les liens externes, avec ou sans image, dans le post ou en premier commentaire, sont retoqués par l’algo de 40 à 50%.

Tu peux aussi ajouter ton lien en modifiant ton post après coup, si ta modification ne transforme pas plus de 14% de ton post 🤯.

Quelle prise de tête ! Du coup, soit tu publies avec un lien, pour les pots de conversion (inscription à un webinaire), ou tu renvoies sur ton profil (à l’image des bios sur Instagram).

10. La fin du selfie automatique

Chouette, on ne verra plus de photos avec le créateur de contenus tenant son mug de café (vu, vu et revu. Moi aussi j’ai mon mug, c’est pas pour autant que je me sens proche, genre « wow, il fait comme moi, il a aussi son mug de café ». 90% des gens boivent leur café le matin, c’est pas un scoop. BREF.)

Maintenant, LinkedIn distinguerait le contenu d’expertise et contenu personnel. Un selfie sur un post d’expertise le limitera à vos proches plutôt qu’à vos abonnés professionnels.

Mais, du coup, si je recrée mon portrait avec l’IA, ça marche ? C’est tout de même une mauvaise idée si tu n’as pas de compte IA « privé » (tout le monde peut réutiliser ton image).

Vers une stratégie durable

11. La régularité avant tout

L’algorithme valorise la cohérence entre le positionnement (compétences, expériences, secteur) et le contenu publié. Une régularité thématique sur plus de 60 jours permet d’obtenir un “Topic Authority Score” élevé, ce qui augmente la portée des publications dans la niche.

D’après une autre enquête (perfect post), la fréquence des personnes « célèbres » sur LinkedIn est de 2 publications par semaine. La logique serait de poster 3 fois par semaine si tu veux te démarquer.

Le problème, c’est la régularité : l’algo (comme les autres réseaux sociaux d’ailleurs) n’aime pas la semaine « page blanche ». Pour éviter ça, j’en reviens toujours à mon article sur le calendrier éditorial et à ma formation dédiée !

Je reprends ici les 3 meilleurs conseils donnés à mes clientes :

  • Posts d’avance : en cas d’imprévu, tu as toujours un post sous le coude.
  • Liste d’idées : note systématiquement toutes les idées qui te viennent. En voiture, j’ai toujours la fonction « enregistrement » prête sur mon téléphone !
  • Recyclage intelligent : reformuler les meilleurs posts passés, sous un autre angle par exemple.

12. Le contenu expert privilégié

LinkedIn favorise les publications qui apportent de la valeur : conseils, savoir-faire, études de cas, discussions de fond.

C’est encore mieux si un expert commente ton post. Bon, on ne va pas chercher la démesure. La logique derrière, c’est de proposer un contenu qui n’a pas été vu et revu. C’est d’ailleurs pour ça que la portée d’un post baisse en cas de « repost » : ça évite qu’un utilisateur voit le même post plusieurs fois sur son fil d’actualité.

En bref : l’authenticité est la nouvelle norme

L’algorithme LinkedIn 2025 récompense la qualité, l’authenticité et l’engagement réel. Plus question de tromper le système avec des astuces artificielles : la plateforme devient de plus en plus « intelligente » pour détecter les comportements non organiques.

Créer du contenu de valeur, respecter les bonnes pratiques techniques, maintenir une régularité sans forcer, et surtout, garder une communication qui te ressemble. Car au final, ce que recherche votre futur client, c’est vous, dans la vraie vie comme dans votre communication.

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2 Responses

  1. Merci pour ces infos intéressantes! Je retiens que 2 posts par semaines c’est déjà très bien et de faire des carrousels vraiment basiques car sinon ils ne sont pas lus jusqu’au bout. Je suis étonnée de l’autopromotion comme concept mais soit.

  2. Merci pour cet article très détaillé.
    Perso, je publiais 2 à 3 posts par semaine il y a 2 ans/3 ans. Cela me prenait un temps de dingue… et ne m’a rien apporté. Donc je suis passée à 1 par semaine, histoire de montrer que j’existe. Et quand je lis tous les critères de l’algorithme, cela ne me donne pas du tout envie d’en faire plus ! Trop compliqué.
    En plus, comme les critères changent régulièrement… Ben autant faire comme on le sent sans se prendre la tête. Ce qui est banni une année est réhabilité un an ou deux plus tard. Donc je vais continuer comme d’habitude 🙂
    Juste, je fais ce que tu préconises pour le calendrier éditorial : plusieurs posts écrits d’avance et programmés pour une publication automatique. C’est bien pratique, surtout quand on est en vacances… 🙂 Dommage que cette option ne soit pas disponible sur Facebook

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